Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 19:20

Résidences de tourisme : Quiétude en redressement judiciaire

[ 30/07/09  - 14H16  ]

L'exploitant de résidences de tourisme Quiétude Evasion et sa société mère, le groupe Quiétude, sont en redressement judiciaire depuis le 28 juillet. Cette procédure intervient trois mois après la reprise des résidences Residhotel à la barre du tribunal de comme. Réunis dans 51 résidences, quelques milliers d'investisseurs sont confrontés à des difficultés financières.       

Dans la torpeur estivale, l'exploitant de résidences de tourisme Quiétude Evasion qui menaçait de déposer son bilan à la rentrée, vient finalement de faire l'objet d'une procédure de redressement judiciaire. Cette procédure a été ouverte le 28 juillet 2009 par le tribunal de commerce de Paris. Sa maison mère, le groupe Quiétude, a subi le même sort.

Les deux sociétés sont placées en période d'observation jusqu'au 28 janvier 2010. D'après nos informations, la procédure collective devrait, dans un second temps, être étendue à toutes les autres sociétés du groupe. Quiétude Evasion afficherait un passif de 1,3 million d'euros. Mais des proches du dossier évaluent le seul passif des bailleurs à quelques 13 millions d'euros. Rappelons que l'activité de cette société porte sur "l'exploitation d'hôtels de tourisme sans restauration, de résidences hôtelières, de résidences de tourisme et de résidences services".

Quant au groupe Quiétude, la société mère, elle accuserait une perte de plus de 7 millions d'euros sur le dernier exercice. Et ce, avec un passif de 19 millions d'euros dont 14 millions représenteraient le compte courant de l'actionnaire majoritaire.

La reprise de Residhotel

L'ouverture de ces procédures collectives intervient seulement trois mois après la reprise par Quiétude, à la barre du tribunal de commerce de Grasse, de l'exploitation des résidences de Résidhotel. Au préalable, une promesse de vente sous condition suspensive aurait lié Quiétude Evasion pour la reprise de l'exploitation dans le cadre de baux commerciaux, de 21 résidences à Rhode Tourisme (groupe Resid'hotel). Ces résidences sont implantées dans 16 sites, comprenant des destinations mer, nature, montagne et ville. 

En outre, la promesse de vente fait état "d'un règlement définitif des litiges entre Rhode Tourisme et d'autres sociétés du groupe". En contrepartie d'un prix de vente pour un euro symbolique pour l'ensemble des résidences de tourisme, Rhode Tourisme aurait conservé un précieux pactole : quelques millions d'euros récoltés dans le cadre des pénalités de retard et des fonds de concours versés par les promoteurs. Les fonds de concours constituent une sorte d'avance de loyers acquittée par le promoteur à l'exploitant de la résidence pour couvrir la montée en puissance de l'exploitation. "Cette cession de 21 résidences entre Resid Hotel et Quiétude Evasion, une société déjà en difficulté, porte sur un actif de 14 millions d'euros", calcule un proche du dossier. Dans ce contexte,  un copropriétaire a émis un droit de tierce opposition à l'ordonnance de cession des 21 résidences Résidhotel à Quiétude Evasion. L'audience est prévue le 10 septembre 2009 au tribunal de Cannes. Une association de copropriétaires de la résidence hotelière du Château de Maniquerville a déjà émis un droit de tierce opposition lors del'audience du 23 juillet devant le Tribunal de commerce de Cannes qui rendra sa décision le 24 septembre.

 La solution ?

"Pour les investisseurs, la solution consiste à trouver un repreneur, le mieux étant d'agir en association de copropriétaires, résidence par résidence", remarque-t-on au Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT). Depuis quelques mois, Quiétude Evasion a été radiée comme membre de ce syndicat.

De son coté, le tribunal de commerce de Paris recherchera sans doute un repreneur de l'ensemble. Mais les candidats à la reprise d'exploitation de 51 résidences de tourisme implantées dans des emplacements fort divers risquent d'être rares. Cet ensemble totalise 4.800 logements répartis en 35 résidences "loisirs", soit 3.040 appartements, et 16 résidences "villes", soit 1.760 appartements.

Les conditions financières de cette reprise constituent des points majeurs. Quels seront le sérieux et l'assise financière du repreneur ? Les loyers et leurs conditions de revalorisation seront-ils préservés ? Autant de questions que se posent les particuliers ayant investi dans un secteur non couvert par une caisse de garantie professionnelle.

 MARTINE DENOUNE, Les Echos

Par le mas des arenes residhotel
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 10:21

http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/300365355-residences-de-tourisme---encore-des-investisseurs-prives-en-difficulte.htm 


Résidences de tourisme : encore des investisseurs privés en difficulté

[ 24/07/09  - 13H27  ]

Malgré un souci de moralisation de l'exploitation des futures résidences de tourisme, de sérieux litiges subsistent dans celles en exploitation. La non indexation des loyers, voire les impayés de loyers, mettent à mal le plan de financement des investisseurs privés.         

Si la loi sur la modernisation des moyens touristiques tente de moraliser le marché des nouvelles résidences pilotées par les exploitants, elle n'apporte aucune solution pour les résidences en difficulté. Un exemple parmi d'autres. "Dans la station de ski de Guzet, située dans les Pyrénées ariégeoises, une opération immobilière s'est transformée en cauchemar pour tous ses acteurs : travaux inachevés, résidences fermées l'hiver dernier, des propriétaires investisseurs ruinés, un promoteur et des gestionnaires emportés dans une tourmente judiciaire", rappelle Henri Nayrou, président de l'Association nationale des élus de montagne (Anem). Selon ce député, une vingtaine d'opérateurs se trouvent dans une situation délicate et près de 140 résidences, représentant quelque 10.000 lits, sont détenues par des investisseurs privés confrontés à des impayés de loyers.

A l'origine, des promoteurs ont commercialisé des appartements à des investisseurs, alléchés par l'effet d'aubaine - le montage financier, les loyers et la défiscalisation -, ne se sont souvent même pas déplacés sur le terrain. "La catastrophe est venue des promoteurs, qui ont proposé des offres locatives fantaisistes à des particuliers. N'ayant pu assumer le versement des loyers, une trentaine de sociétés gestionnaires ou exploitants ont déposé le bilan", poursuit Henri Nayrou.

Délais supplémentaires de Bercy ?

Privés de loyers, les investisseurs doivent néanmoins s'acquitter de leurs impôts et de la TVA, auxquels s'ajoutent les annuités d'emprunt. Pour ces résidences de tourisme sans "capitaine", le ministre du Budget a bien prévu une disposition temporaire d'un an, visant à suspendre toute remise en cause des avantages fiscaux : réduction d'impôt sur le revenu dans le cadre de la zone de revitalisation rurale (ZRR) et récupération de la TVA. "Comme ces dossiers litigieux nécessitent du temps pour être réglés, il est nécessaire que cette disposition temporaire soit prorogée jusqu'à la reprise totale de l'exploitation de la résidence", préconise Henri  Nayrou. Et pour éviter d'autres accidents, ce député souhaiterait que le promoteur soit garant de l'exploitant touristique pendant une durée minimale de neuf ans.

Les litiges en cours

En attendant, des investisseurs privés se retrouvent encore otages de sociétés d'exploitation. L'affaire concernant le sort de la cession à Quiétude Evasion, des baux commerciaux de la Résidence du Domaine du Château de Maniquerville, a été plaidée le 23 juillet dernier devant le tribunal de commerce de Cannes.

Se retrouvant en situation d'impayés de loyers, les copropriétaires s'opposent à cette cession décidée par le tribunal de commerce à la suite de la mise sous sauvegarde du premier exploitant, à savoir Résidhotel. Intervenue au printemps 2009, l'attribution de ces baux a été effectuée sur la base du bilan bénéficiaire de Quiétude Evasion au titre de l'exercice 2007. Depuis, sa situation financière s'est sérieusement dégradée . "La gestion des baux a été cédée à la société Quiétude alors qu'elle est au bord du dépôt de bilan et n'est pas en mesure de payer les loyers aux copropriétaires, défend Me Virginie Marro, avocate à Lyon. Personne ne s'est soucié, dans cette affaire, du sort des copropriétaires et ne s'est assuré de la pérennité de l'activité et de la solvabilité du cessionnaire". L'affaire a été mise en délibéré au 24 septembre 2009.

La situation est  quasiment similaire pour d'autres résidences ex-Résidhotel reprises par Quiétude. Ainsi par exemple dans les Alpilles à Mouries, une résidence en service depuis un an fonctionne bien. Mais les investisseurs n'ont perçu que 10% de leurs loyers. "En toute impunité, les exploitants successifs continuent d'empocher les règlements des vacanciers occupant nos biens", regrettent en choeur les investisseurs.

De son coté, dans un courrier de  juillet 2009, la société de gestion Antaeus, a informé ses investisseurs en résidences étudiantes : "Nous n'envisageons pas devoir renégocier le montant des loyers qui vous a été garanti. Nous n'avons pas d'autre solution que de bloquer la réindexation des loyers et de procéder dès maintenant au règlement de vos loyers de façon trimestrielle ". Jusqu'à maintenant, des loyers étaient réglés mensuellement pour correspondre au remboursement mensuel des prêts des particuliers ayant investi dans les résidences Antaeus situées dans des campus universitaires.

MARTINE DENOUNE, Les Echos
Par le mas des arenes residhotel
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 17:14

Immobilier locatif : les résidences de tourisme du groupe Quiétude dans la tourmente

Immobilier locatif : les résidences de tourisme du groupe Quiétude dans la tourmente
© REA

Nouveau coup de tonnerre sur les résidences de tourisme. Près d’un mois après avoir racheté 21 résidences au groupe Résid’hôtel, le gestionnaire Quiétude provoque déjà la colère de ses nouveaux clients.

En effet, les propriétaires des résidences en question se plaignent de ne pas avoir encore touché le moindre loyer. « Le Tribunal de commerce de Cannes a acté la reprise des baux par Quiétude le 28 avril dernier, mais depuis rien ne nous a été versé. A en croire, un premier courrier adressé par le groupe, nous devrions être payés courant juin. Néanmoins nous restons très inquiets », explique Jean-Luc Fassier, président de l’association de copropriétaires des résidences Les Balcons du Soleil.

Contacté par Capital.fr, le groupe Quiétude joue la carte de l’apaisement. « Nous avons pris du retard sur les paiements, mais nous n’avions pas les relevés d’identité bancaire des propriétaires des résidences rachetées. Dès qu’ils nous les auront fait parvenir, nous les règlerons. Tout devrait être régularisé d’ici à fin juin », minimise Alain Schermesser, fraichement nommé à la tête du pôle tourisme.

De quoi rassurer les propriétaires ? A voir… Il y a quelques mois, le groupe avait déjà connu pareils problèmes avec d’autres propriétaires. Surtout, Quiétude ne cache pas ses intentions de renégocier les baux pour les mois à venir. « Dès le mois de juillet, tous les loyers devront être revus à la baisse. C’est indispensable si on veut maintenir une activité viable le temps de la crise », reconnaît Alain Schermesser. Certains propriétaires redoutent ainsi des baisses de loyers de près de 40% !

A quinze jours de l’été, voilà donc une casserole de plus pour l’investissement locatif. Maisons de Biarritz, LVR, Appart Valley, Transmontagne, Mona Lisa…, plombés par la crise une vingtaine d’exploitants ont été placés en redressement judiciaire depuis un an. Et dans la grande majorité des cas, les propriétaires des résidences reprises ont été contraints d’accepter des baisses de loyers.


Par le mas des arenes residhotel
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 17:13

"Quiétude recommence à verser les loyers à ses clients qui ont investi en résidences de tourisme"

"Quiétude recommence à verser les loyers à ses clients qui ont investi en résidences de tourisme"
© DR

En fin d’année dernière, certains particuliers, qui avaient investi au sein des résidences de tourisme du groupe Quiétude, se sont plaints de retards de versements de loyers. « Des difficultés passagères », assure Yannick Ainouche, président du groupe. L’exploitant régularise aujourd’hui les paiements. Jusqu’alors centré sur les résidences d’été, le groupe vient par ailleurs d’étoffer son catalogue avec des établissements d’hiver. « De quoi garantir à nos investisseurs une activité de location tout au long de l’année », selon le président de Quiétude.

Capital.fr : Depuis quelques mois, le groupe Quiétude inquiète ses clients. Nombre d’investisseurs en résidences de tourisme se plaignent de retards de loyers. Avez-vous régler ces litiges ? 
Yannick Ainouche : Plombée par la crise, notre activité de promotion immobilière a chuté de moitié depuis l’été dernier. Un coup de frein brutal qui a fortement impacté notre trésorerie. Par ailleurs, notre catalogue de résidences de tourisme n’était composé que d’établissements d’été qui avaient stoppé toute activité entre octobre et décembre. Dans ce contexte difficile, le groupe s’est retrouvé dans l’incapacité de soutenir son activité de location de vacances sur la fin 2008. Pour autant, nous mettons aujourd’hui tout en œuvre pour répondre aux attentes de nos propriétaires : les loyers du troisième trimestre 2008 viennent d’être réglés et nous régularisons en ce moment les paiements du premier trimestre. Nous étoffons aussi notre catalogue d’établissements de vacances. Quiétude vient de racheter 16 résidences d’hiver au groupe Résid’hôtel. Cette opération, qui sera finalisée fin juin, porte notre parc à 90 établissements d’été comme d’hiver…. De quoi garantir à nos investisseurs une activité de location tout au long de l’année et éviter de nouveaux défauts de paiements. Les difficultés n’étaient donc que passagères.

Capital.fr : Au-delà de cette mésaventure « passagère », investir dans une résidence de tourisme n’est-il pas devenu un pari trop risqué ? 
Yannick Ainouche : Maisons de Biarritz, LVR, Appart Valley, Transmontagne et plus récemment Mona Lisa…, en un an une vingtaine d’exploitants ont, il est vrai, été placés en redressement judiciaire. Par chance pour les investisseurs, la plupart ont été repris. Mais nombre d’entre eux sont aussi désormais contraints d’accepter des baisses de loyers, de l’ordre de 10 à 50%... Il faut dire que le marché des résidences de tourisme doit faire face à de vraies difficultés. Avec la crise économique les exploitants sont confrontés à une forte baisse des locations : nous tablons sur un nouveau recul de 20% pour cet été. Plus grave ! A certains endroits, le marché est aussi totalement déstabilisé par une suroffre de résidences. Depuis des années, les élus ont délivré des permis de construire sans tenir compte des réels besoins des marchés locaux. Certaines communes comptent deux, trois, voire dix résidences de tourisme. Des sites sont ainsi totalement sinistrés : dans la Vallée de la Maurienne, les Alpes du sud, l’Ardèche, le Périgord, les Pyrénées Atlantique, les Hautes-Pyrénées, le Lot et Garonne…. Une petite centaine de résidences sont même déjà carrément en friche. Totalement laissée à l’abandon.

Capital.fr : Quels conseils donner aux particuliers qui souhaiteraient malgré tout investir dans un établissement de vacances à l’avenir ? 
Yannick Ainouche : Assurez-vous tout d’abord que le gestionnaire dispose d’un catalogue d’établissements suffisamment étoffé et varié : résidences d’été, établissements d’hiver, bureaux… Mais ce n’est pas le seul critère à prendre en compte. L’emplacement reste évidemment crucial : la commune dans laquelle est implantée ma résidence enregistre-t-elle de bons taux de fréquentation ? Ne souffre-t-elle pas de la concurrence ? Enfin, la nature même du logement compte. Il faut le savoir : les studios n’ont plus la cote. Aujourd’hui, les résidences de tourisme louent davantage des appartements de 4 à 6 couchages. Les vacanciers recherchent le confort.

Capital.fr : Comment peut évoluer ce marché en 2009 ? 
Yannick Ainouche : Avec la multiplication des mises en faillite, le marché tend naturellement à se concentrer. C’est une bonne nouvelle pour les investisseurs car cela va permettre le développement de groupes plus structurés aux catalogues plus riches et plus hétérogènes. Mais il faut aussi réglementer le marché. Pour l’heure, les politiques font la sourde oreille. En attendant, les élus locaux doivent absolument se montrer responsables et limiter d’eux-mêmes les nouveaux permis de construire. Nous ne pouvons pas implanter des résidences de tourisme dans les 36.000 communes françaises.

Propos recueillis par Guillaume Chazouillères

© Capital.fr
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Par le mas des arenes residhotel
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 10:56

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